Petits trésors des années 2000 : Max et Laurent André

Remontant le temps de ma bibliothèque de bande dessinée, j’ai voulu aujourd’hui mettre en avant deux oeuvres dont on parle peu et qui, pourtant, compte pour moi parmi les petits trésors des années 2000. Sans être d’incroyables chefs-d’oeuvre, ni des jalons marquants de leur époque, elles méritent de ne pas être oubliées. Je vais vous parler de Démocratie mécanique de Max (2000 – Alain Beaulet) et de Quel est le propos ? de Laurent André (2005 – L’Association). Puis, si vous avez le courage de me lire jusqu’au bout, j’évoquerais des questions plus larges et plus actuelles…

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Jeune recherche en bande dessinée : Aurélie Huz et Anastasia Scepi

Pendant les mois de décembre 2014 et janvier 2015, j’ai réalisé une enquête auprès d’une vingtaine de récents et futurs docteurs ayant soutenu leur thèse ces cinq dernières années, ou actuellement en cours de thèse. Leur point commun est d’avoir contribué à la recherche scientifique sur la bande dessinée, dans des disciplines variées : littérature, histoire, sociologie, langues étrangères, SIC… Les entretiens issus de cette enquête seront publiés et serviront de matière à une série d’articles sur la « jeune recherche universitaire sur la bande dessinée », publiée sur Le Carnet de Comicalités. La transcription des entretiens sera publiée ici-même, sur Phylacterium.

Aujourd’hui, Phylacterium fait un pas de côté en interrogeant deux doctorantes pour lesquelles la bande dessinée est un objet périphérique. Aurélie Huz s’interroge sur l’intermédialité dans la science-fiction française, tandis qu’Anastasia Scepi travaille sur la stylistique de la caricature dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Comment la bande dessinée s’intègre-t-elle à leurs réflexions ?

Où il est question de circulation de concepts entre le texte et l’image, d’objets universitaires peu traités et de découverte de la bande dessinée.

Lire l’entretien d’Aurélie Huz

Lire l’entretien d’Anastasia Scepi

Bande dessinée et SF pré-1945 : le grand silence des années 1920

Pour cet avant-dernier article de la série « Bande dessinée et SF pré-1945″, peu d’affirmations et beaucoup d’interrogations. Si je récapitule les cinq articles précédents, j’en arrive à la situation suivante : au tout début du XXe siècle, entre 1905 et 1915, G.Ri s’inspire graphiquement à la fois de son prédécesseur Robida et de l’iconographie vernienne pour offrir des variations humoristiques dans la veine de la « fantaisie scientifique ». À l’autre bout de ma période, au début des années 1940, la science-fiction se constitue comme genre graphique codifié sur le modèle du roman populaire et entre dans l’ère d’une production de masse marquée par des récits complets dans des collections à bas prix comme Les Cahiers d’Ulysse. Cela donne lieu à des oeuvres fortement inspirées de modèles américains comme Vers les mondes inconnus de Liquois. Quant à la fantaisie scientifique, elle n’est pas oubliée avec des oeuvres comme Le professeur Fulminate et le docteur Vorax d’Erik.

Mais que se passe-t-il dans les années 1920 et 1930 ? C’est ce que je vais essayer de comprendre dans les deux derniers articles.

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