Jeune recherche en bande dessinée : Adrien Genoudet et Vincent Marie

Pendant les mois de décembre 2014 et janvier 2015, j’ai réalisé une enquête auprès d’une vingtaine de récents et futurs docteurs ayant soutenu leur thèse ces cinq dernières années, ou actuellement en cours de thèse. Leur point commun est d’avoir contribué à la recherche scientifique sur la bande dessinée, dans des disciplines variées : littérature, histoire, sociologie, langues étrangères, SIC… Les entretiens issus de cette enquête seront publiés et serviront de matière à une série d’articles sur la « jeune recherche universitaire sur la bande dessinée », publiée sur Le Carnet de Comicalités. La transcription des entretiens sera publiée ici-même, sur Phylacterium.

Les entretiens arrivent à leur fin et je termine avec deux historiens, organisateurs du récent séminaire « Les écritures visuelles de l’histoire » et promoteurs de « l’histoire visuelle » : Vincent Marie a travaillé sur la représentation de l’Egypte ancienne dans la bande dessinée et Adrien Genoudet sur le fonds cinématographique Albert Kahn et ses échos dans l’histoire.

Où il est question de parler de la mémoire par la bande dessinée, de la bande dessinée par le cinéma et de l’histoire par le visuel…

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Lire l’entretien d’Adrien Genoudet

Bande dessinée et SF pré-1945 : 1936, les débuts d’un essor

Résumé de l’épisode précédent : entre 1915 et 1933, la science-fiction semble avoir disparu de la production graphique française. Cette absence est difficile à expliquer autrement que par des hypothèses qui ont trait aux normes qui régissent l’imagerie destinée aux enfants.

Cependant, en 1936-1938 a lieu une explosion qui voit au moins cinq auteurs européens faire paraître en moins de deux ans dans la presse franco-belge des histoires variées s’inspirant, de près ou de loin, de l’anticipation littéraire ou cinématographique : Saint-Ogan avec Le Rayon mystérieux, Pellos avec Futuropolis , Rob-Vel avec « L’îlot mystérieux » une aventure de Spirou, Kurt Caesar avec Les Conquérants de l’avenir et l’italien Giovanni Scolari avec Saturne contre la Terre.

Que s’est-il passé en l’espace de quelques années ?

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