Anticipation critique (2) : Les Cahiers d’Esther de Riad Sattouf (Editions allary, 2015)

Je m’étais déjà essayé l’année dernière, avec Catharsis de Luz, à « l’anticipation critique ». L’idée est d’aborder une oeuvre récente par une fiction d’anticipation, en se demandant : comment sera lu cet album dans le futur ? Un futur à imaginer, bien sûr, dans un exercice de critique-fiction pour mieux dévoiler l’universalité des images.

C’est au tour des Cahiers d’Esther de subir ce même sort, en complément d’une « vraie » critique que j’ai réalisé pour le site nonfiction.fr.

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Eisner Awards 2016 : le numérique outre-atlantique en 2016

La nomination des Eisner Awards 2016, qui récompensent depuis 2005 la meilleure bande dessinée numérique à travers le prix Best Digital Comic, est l’occasion de s’informer de ce qui se fait en matière de bande dessinée numérique de l’autre coté de l’Atlantique (et, comme tous les ans, de s’étonner de l’absence de prix de la bande dessinée numérique en France parce que je suis un peu taquin).

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Pandora : revue hors-sol ?

Avec un léger décalage temporel, Casterman s’est joint au mouvement de renouveau des revues de bande dessinée ébauché depuis 2012 en lançant tout récemment une nouvelle revue, Pandora, sous l’égide du rédacteur en chef Benoît Mouchart. Je m’interroge sur cette création qui tente de renouer avec l’âge d’or graphico-littéraire de (A Suivre) dans le contexte bouleversée de la presse de bande dessinée au XXIe siècle.

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En relisant la Marque Jaune

A l’occasion d’un déménagement, par un effet de hasard en rien anticipé, je me suis replongé dans La Marque Jaune. Dois-je le préciser à mes lecteurs ? La Marque Jaune est une histoire en bande dessinée de la série Blake et Mortimer, publiée dans Le Journal de Tintin entre août 1953 et octobre 1954, puis en album aux éditions du Lombard en 1956. Pour ma part, c’est une édition de 1970, dans sa réimpression de 1982, que j’ai entre les mains.

Cette relecture tardive d’un récit que je connais par coeur (la traque d’un mystérieux kidnappeur invincible, « La Marque Jaune », par l’inspecteur Blake et le professeur Mortimer dans le Londres des années 1950) a pris une tournure un peu nouvelle en me forçant à m’arrêter, littéralement, sur certaines cases. A connaître l’histoire et chacun de ses mots, ce sont bien les images que j’ai appris à reconnaître. Cet article raconte, en six images, cette relecture buissonnière d’un archi-classique de la bande dessinée franco-belge.

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